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 poésie

17/2/2010

 

beaux yeux

 

A deux beaux yeux

Vous avez un regard singulier et charmant ;
Comme la lune au fond du lac qui la reflète,
Votre prunelle, où brille une humide paillette,
Au coin de vos doux yeux roule languissamment ;

Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ;
Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite,
Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète,
Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement.

Mille petits amours, à leur miroir de flamme,
Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux,
Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux.

Ils sont si transparents, qu'ils laissent voir votre âme,
Comme une fleur céleste au calice idéal
Que l'on apercevrait à travers un cristal.

 

 

 

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A une robe rose

Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d'abeille,
Frais comme un coeur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.

De l'épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et l'étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.

D'où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?

Est-ce à la rougeur de l'aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d'éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?

Ou bien l'étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.

Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l'art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.

Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers.

 

 

 

j'ai révé de toi
 

Derrière cette porte,

J'aperçois une femme vêtue de rouge

Ma tête

Est envahi d'images...

 

Pourtant, je suis figé

Je n'ose avancer

En haut de ces escaliers

La porte auréolée

De lumière...

 

Dehors, il fait quel temps?

Est-ce le printemps?

 

Où méneront ces escaliers?

Cette femme m'est-elle destinée?

 

Être culotté

Ou renoncer?

 

Prétendre

La courtiser

Ou se défiler?

Elle semble m'attendre

Où elle ne fait que passer

J'ai rêvé...

 

 

 

La lune

Le soleil dit à la lune :
" Que fais-tu sur l'horizon ?
Il est bien tard, à la brune,
Pour sortir de sa maison.

L'honnête femme, à cette heure,
Défile son chapelet,
Couche son enfant qui pleure,
Et met la barre au volet.

Le follet court sur la dune ;
Gitanas, chauves-souris,
Rôdent en cherchant fortune ;
Noirs ou blancs, tous chats sont gris.

Des planètes équivoques
Et des astres libertins,
Croyant que tu les provoques,
Suivront tes pas clandestins.

La nuit, dehors on s'enrhume.
Vas-tu prendre encor ce soir
Le brouillard pour lit de plume
Et l'eau du lac pour miroir ?

Réponds-moi. - J'ai cent retraites
Sur la terre et dans les cieux,
Monsieur mon frère ; et vous êtes
Un astre bien curieux !

 

 

**********************************

Entre le soleil et la lune


Un beau matin, avec un ciel dégagé, la lune et le soleil se rencontraient.
La lune qui a, toute la nuit, veillé sur deux cœurs amoureux et deux corps enlacés, refusait de partir.
Le soleil, avec toute son ardeur, voulait prendre sa place pour arrêter le rêve et appeler à la réalité.

Pas loin un homme qui a veillé, sous les draps de la lune et entre les bras de sa bien aimée, arrêta sa voiture pour mémoriser ce débat entre la lune et le soleil.

La lune qui n'a pas réalisé que les heures ont passé, l'ivresse de la nuit la laissa clouée, ronde, belle, souriante ... refusa de croire que la nuit est terminée avec la lueur de la journée, et le soleil qui sortait pour tout arrêter.

Elle cria fort dans l'espoir de le persuader, de ses arguments que notre homme connaissait.


- Oh cher soleil ! N’est ce pas encore tôt pour commencer la journée ? J’ai veillé sur eux quand ils tenaient les mains pour te voir partir derrière l'horizon. Sur ta dernière lueur ils ont échangé leur premier baiser. J'ai entendu leurs cœurs quand tu étais pressé. J’ai entendu les mots qu'ils se disaient sans parler. J'ai vu leurs yeux qui brillaient dans l'obscurité. J'ai enveloppé leurs corps qui se dévoilaient. J'ai encore allumé l'amour qui les brulait. J'ai éteint les étoiles, coupé les lumières, fermé les portes pour juste les illuminer. Leurs parfums et leurs sueurs se mélangeaient, avec des bougies qui n'ont pas pu résister. J’aurai espéré que cette ivresse continue jusqu'à l'éternité.

- Ma petite lune, regarde le attristé, dans sa voiture coincé pendant que les autres passaient. Ta présence le fait rêver, entre l'envie de prendre la route ou retourner la retrouver. Ta présence lui donne à penser, que la journée n'a pas commencé. C’est de ma lumière que tu a pu veiller et c'est ma chaleur qui les a ensorcelé. Mais je suis là, je suis la réalité. Le rêve c'est juste pour pouvoir continuer. Pour pouvoir espérer que je vais bientôt m'éclipser. Mes rayons chauffent et éveillent, rappellent tous les amoureux à la raison, à leur vie et à leurs obligations.

- Grand soleil, tu es mon maitre, sans toi je ne pourrai plus illuminer les nuits des amoureux, accorder l’inspiration aux poètes, accompagner la traversée des voyageurs ... mais laisse-moi encore quelques heures, laissez les encore profiter de leur séjour, loin de tous les lieux, contempler encore une fois ton lever entre la mer et ces oliviers.

- Ne t'en fait pas, ils reviendront un jour, pour nous admirer, car c'est ici que j'ai perçu notre cher Cupidon avec sa flèche, qui jetait son sort avec un grand bouquet de fleurs. C'est entre cette mer et ces oliviers qu'ils ont découvert leur amour, qu'ils se sont promis d'être unis pour toujours. Alors à chaque fois qu'ils le pourront, ils seront là pour fêter la naissance de leur nouvelle vie.

Le soleil prend sa place et la lune disparait, tout le monde s'éveille tout autour, et notre homme reprend le volant avec une musique qu'elle a choisi pour lui. Sur des centaines de kilomètres il a revu sa vie avec un sourire qui se dessinait sur ses lèvres et de temps à autre il respirait son parfum qui lui collait encore et qui lui rappelle ses courbes et ses câlins. Puis la vie reprend son train train, mais la lune bien qu'on ne la voit plus sous les rayons du soleil elle est bien là à veiller sur les rêves et les espoirs.

La vie a une multitude de facettes, et à chaque moment son charme. Qu'on soit proche ou lointain, ni la lune ni le soleil ne peut effacer un sentiment qui s'est gravé à jamais dans nos cœurs.

Tags : beaux yeux
Category : poémes | Write a comment | Print

Comments

 monazimba, le 17-02-2010 à 23:32:00 :

Belles rimes colorées

Hellooo my friend
un plaisir de te retrouver
bisous, Mona
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